Pucon

Après 13 heures de bus de nuit depuis Valparaiso nous voici dans un décor totalement différent. L’atmosphère est douce, le soleil nous réchauffe la peau. On est de suite enchanté de voir autant de verdure, de petites maisons en bois et de gros chalets. Un décors montagnard avec une vue sur le volcan Villarica.

On s’installe à l’auberge French Andes, qui est hyper cool. On a choisi de dormir dans une capsule (uniquement de la place pour un lit double face à un Velux). Cependant les espaces communs sont vraiment grands.

Jour 1 : Caburgua

Notre première journée sera consacrée à flâner autour du Lac Caburgua, les bus locaux s’y rendent sans soucis. La Playa Blanca est superbe, 3 humains à peine s’y trouvent, donc on en profite pour y faire une bonne sieste. Au retour on descend à pieds à la Playa Negra, moins stylée mais la vue est top.

Jour 2 : Réserve El Cani

La deuxième journée est consacrée à la découverte du Parc El Cani. 40 minutes de bus plus tard et 4000 Pesos dépensés nous voilà partis pour l’unique parcours de 18km.

Comme ça fait hyper longtemps qu’on n’a pas fait de vraies randonnées et qu’on a mal bouffé… Y’en à une qui lutte gravement. Moi évidemment, le souffle me manque, comme mes crises d’asthme juvénile (super elle va être bien cette rando, et j’ai oublié la Vento  !). On ne fait que monter pendant au moins 6km. Je souffre comme un bœuf et regrette aussitôt d’avoir abusé des gâteaux et des cacahuètes…

J’annonce de suite ma faiblesse à Benji (comme s’il ne l’avait pas vue… Il traîne son boulet aux chevilles depuis l’entrée du parc. Le concernant il galope comme un adolescent et trouve le chemin « easy »… (tu m’étonnes, 9 kilos en moins depuis septembre ça l’allège pas mal)

Je lui annonce MA bonne résolution, j’arrête de manger SES gâteaux et je résiste à l’achat de cacahuètes (ici elles ne coûtent rien). J’insiste aussi sur le fait que nous devons reprendre les randonnées sérieusement (sinon le trek W  prévu dans quelques semaines va être une torture me concernant)

Bref, après la difficile phase du parcours on accède à de belles lagunes, il reste encore 1km avant d’atteindre le Mirador. On est surpris de voir de la neige sur le chemin. Ce qui le rend moins praticable, surtout que la pente est vachement raide.

En haut le spectacle est dingue ! Vue à 360 degrés sur trois volcans enneigés.
J’en ai chié mais ça valait le coup. Il est 12h35 on a mis 3h30 tout pile pour atteindre le mirador (finalement pas si mauvaise la petite… Sur le papier y’a marqué 3h à 5h :D)

On profite d’un super pique-nique, il fait bon. A 14h on redescend, on manque de glisser plusieurs fois. Mais c’est pas le meilleur spectacle. Ce qui est intéressant c’est quand je regarde par terre et voit Benji qui manque d’écraser une tarentule.
Elle est énorme ! Je pousse un cri d’animal apeuré, il se retourne illico et, tout content s’approche pour prendre en photo la concernée ! Velue à souhait, elle est là, se promenant sur le sentier en paix, dans son élément.
Moi pensez-vous je suis déjà 2 mètres plus loin car Benji décide de jouer avec elle muni d’un bâton…

En continuant le chemin, je vais passer mon temps à attendre Benji qui, non satisfait de la taille de la bestiole veut en trouver une bien plus grosse…
C’est donc à chaque tronc d’arbre qu’il s’arrête pour titiller les trous. En vain.

Le retour est difficile pour nos genoux, alors on y va au galop. Tant qu’à souffrir autant que ce soit le plus court possible. On mettra 2h30, avec une longue pause au milieu, pour profiter des chiottes sèches avec vue.

Une fois en bas : libérés ! On fonce à l’arrêt de bus pour s’y échouer et se faire grignoter par une dizaine de chenilles.

Jour 3 : Tentative n°1…

Troisième journée débute par une matinée au calme. On décide de ne pas trop remplir nos estomacs car, aujourd’hui quelqu’un vient nous chercher à l’auberge à 12h….euh 12h45 (comme les bolivianos, jamais à l’heure…)

Cette personne c’est notre instructeur pour notre grand baptême de l’air ! Un saut en parachute!! C’est tout excité et un peu stressé qu’on monte dans la voiture. Direction l’aérodrome de Pucon.
Quelques personnes sautent, on assiste à leur atterrissage et on écoute attentivement les consignes de sécurité. Rien de complexe, on y arrivera.

Une fois vêtus de notre belle combinaison on attend sagement le top départ.
Manque de chance, le vent se lève, le pilote indique aux instructeurs que le vol est désormais dangereux. Nous ne sauterons pas aujourd’hui, quelle déception… On retentera demain !

Retour à l’auberge à 15h, bien trop tard pour se lancer dans une grosse activité. On opte pour aller voir les Ojos de Caburgua. Un trou d’eau et une cascade à 30min de bus de Pucon. L’endroit est chouette, l’eau d’un bleu azur et tout est bien aménagé sur le site. En revanche, en 10 minutes c’est plié et on a tout vu…

Jour 4 : Le grand saut !

Quatrième jour c’est le bon, aujourd’hui on saute ! 10h pétantes on vient nous chercher. On s’habille rapidement et on grimpe dans le mini avion. On est chacun assis entre les jambes de nos instructeurs respectifs. Je vais sauter la première, cool j’ai la meilleure place, vue directement sur le paysage : l’avion n’a tout simplement pas de porte et j’ai le cul au bord du vide.

Le stress monte un peu, on décolle sagement, la vue est juste incroyable. Un sentiment de bonheur m’envahit, juste parce qu’à cet instant je me sens libre comme jamais. Pourtant je suis harnachée à mon instructeur, il a serré à fond les sangles, lui et moi on ne fait qu’un désormais.

On survol des lacs et surtout le volcan Villarica où l’on aperçoit un groupe de touristes effectuer l’ascension jusqu’au sommet. Nous, on a la plus belle vue, ce volcan est encore actif, on peut voir de la fumée en sortir de son cratère.

Bon maintenant il est temps de sauter me fait signe Pancho (mon instructeur). Je sors mes jambes de l’appareil, fais un signe à Benji en guise d’un possible adieu et hop pas le temps de réaliser qu’on est déjà dans le vide.

L’air est si puissant dans mon visage que pendant 10 secondes je me retrouve figée la tête tournée vers la droite où je vois le volcan, en apnée. J’ai le sentiment de ne plus pouvoir respirer et je me dis que j’ai plus qu’à attendre. Je suis comme déconnectée de la réalité, l’adrénaline est puissante puis je commence à comprendre la marche à suivre pour respirer.

Ouf, je réussi à tourner la tête ce qui je pense rassure Pancho car pendant ce temps là il filmait la scène et tentait tant bien que mal de me faire tourner la tête vers la caméra. Une fois détendue je prends un pur plaisir, le sourire jusqu’aux oreilles et le cœur qui s’emballe.

Pancho déclenche le parachute, oui la chute libre c’est cool mais faudrait pas qu’on s’écrase au sol comme des mouches. Là encore sensation garantie ! On apprecie les paysages, je me rends compte qu’un parachute finalement ça prend pas mal de vitesse. On atterrit 8min plus tard (moi j’ai l’impression d’avoir sauté y’a 2min).

L’atterrissage est hyper doux et j’observe Benji qui arrive non loin. Je fonce vers lui, quelle joie d’avoir fait ce saut ensemble. Je peux voir son teint bien pâle et ne suis pas surprise quand il lâche trois-quatre galettes par la suite.

On est tous les deux sous le coup de l’adrénaline. Complètement excité d’avoir fait ça. On regardera ensemble nos photos et vidéos, et évidemment, on est mort de rire en voyant nos affreuses tronches apeurées au moment du saut.

Retour à l’auberge on se fait à manger car mine de rien on a une faim de loup. On avait prévu de faire de l’hydrospeed dans l’après-midi, malheureusement on se fait planter par l’agence 1h avant de partir. Tant pis, on restera se reposer au soleil sur les transats à déguster une barquette de fraises achetée à la sauvette pour 1000 Pesos.

Jour 5 : Parc Huerquehue

5ème journée, on se lève à 7h, journée rando au parc Huerquehue au programme. On a pour objectif de réaliser une boucle de 16km.
Le paysage est féerique, on se retrouve dans une forêt luxuriante, on traverse des ponts et surtout on admire de magnifiques lacs. Notre pause pique-nique sera délicieuse.

Et pour finir la journée en beauté, on décide de se rendre au termes Las Pozones pour récupérer de tout ces efforts. Pour cela, on doit prendre 2 bus d’une heure chacun, alors qu’on n’avait qu’une envie, c’était de s’étaler dans l’eau chaude…

Après s’être prélassés pendant une bonne heure dans de l’eau à 40 degrés, on remonte vers la route avec l’objectif de trouver une âme charitable pour nous ramener à Pucon, car il n’y a plus de bus à cette heure-ci… Avec notre bol, on trouve une voiture en à peine quelques minutes, un couple de Chiliens en vacances accepte gentiment de nous ramener. Sympathiques, mais pas très bavards…

Après cette longue journée, on se fait un rapide repas, et dodo, pour partir le lendemain vers Puerto Varas.

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