Paracas

Après 4 heures de bus depuis Lima on arrive à Paracas . A première vue c’est super moche, du sable au milieu de bâtiments à moitié terminés. La ville est toute petite, heureusement l’hostel dans lequel on séjourne est tout neuf et presque fini (du moins le 1er étage).

On essaie de boucler notre journée du lendemain en trouvant une agence qui nous propose un tour de 2h pour aller aux îles Balletas et une après-midi vélo pour découvrir la réserve naturelle pour 70 Soles par personne. Plutôt contents de notre organisation on s’en va manger, ici la bouffe coûte vraiment pas grand chose, par rapport au Brésil on se sent riche ^^ Pour vous donner une idée, une entrée et un plat (hyper copieux) coûte entre 8 et 12 soles soit 8/9€ à deux.

Le lendemain matin, on se réveille de bonne heure, on doit partir à 8h du port alors on avale notre maigre petit déjeuner (oui j’ai la dalle, deux mini-pains et un œuf… j’ai encore faim…)

Tant pis on fonce, là-bas il y a du monde. Tous les touristes sont là pour effectuer le même trajet que nous . On écoute sagement les instructions et on se met dans la file… sauf que voilà, 30 minutes plus tard on n’a pas bougé, parait que la mer est agitée donc on attend le feu vert de sa majesté.

A 9h, ça commence à s’agiter (pas la mer, les gens) chouette on y va ! On comprend vite que la visite va être expéditive, le bateau super puissant lâche les plein gaz ! A son bord un guide quadrilingue d’une extrême aisance, il pratique le Franspagnol mélangé à du Franglish… Bref autant vous dire qu’on a vite laissé tomber, on va pas s’user à déchiffrer l’indéchiffrable. De toute façon on a compris, c’est une île protégée où vivent de nombreuses espèces d’oiseaux, dont des pingouins et des pélicans, ainsi que des lions de mer.

Le spectacle est saisissant, on comprend vite qu’ici c’est leur paradis. Tellement de fientes déversées que la couleur des rochers est passée du gris au blanc laiteux, je vous laisse aussi imaginer l’odeur (immersion garantie)

A part ça c’est vraiment beau, presque émouvant, 5 petits pingouins qui marchent en file indienne au loin, puis des lions de mer affalés sur les rochers, ça pionce presque toute la journée ici, entre deux sessions de pêche bien-sûr.

On ne s’attarde pas, enfin pour le capitaine il est temps de rentrer. A 10h30 pétantes on se retrouve au port. On fonce chercher nos vélos à l’agence, ils sont tout rouillés et ils couinent, heureusement les freins fonctionnent, et les pneus on l’air gonflés. On est hyper motivés, même si la jeune fille de l’agence nous dit qu’il y a beaucoup de vent dans la réserve et qu’on ferait mieux de rejoindre le groupe en bus. On répond négativement, Benji est sûr de lui, moi un peu moins mais en vrai j’ai pas envie de suivre le troupeau et d’avoir de nouveau une visite expéditive, au moins là on prend le temps qu’on veut.

On s’élance, en sortant de la ville on commence à comprendre, le vent est de face, ça nous ralentit pas mal… beaucoup même. Moi perso ça me déprime, je ne prends pas du tout plaisir, j’en chie grave… et commence à regretter ce choix stupide. Heureusement Benji fait preuve d’une belle patience et me motive. On effectue quelques kilomètres pour rejoindre la « Playa Roja » pour y pique-niquer tranquillement. La vue est vraiment belle, personnellement ça me rappelle des paysages d’Islande.

On décide de poursuivre notre chemin, non loin vers un mirador et une toute petite plage. Là on décide de réaliser une sieste, on trouve le spot idéal. La sieste dure presque 1h30, on était K.O.

C’est l’heure de rentrer, j’appréhende déjà la route sauf que non ! C’est génial, le vent nous pousse dans le dos ! On n’a presque pas besoin de pédaler, un vrai bonheur ! On arrive très vite à l’agence pour leur rendre leur vélos tout pourris et finaliser notre journée autour d’un verre dans un bar. On se couche plutôt contents, demain une nouvelle étape : Huacachina.

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