Pantanal

Après les chutes d’Iguaçu, on devait reprendre un vol direction Campo Grande, afin de partir 3 jours et 2 nuits en immersion dans le Pantanal, une immense région marécageuse dans le sud-ouest du Brésil, inondée 5 mois de l’année

Jour 1

Pour atteindre notre camping, le Santa Clara, on a dû prendre un transporteur privé tôt le matin, pour 4 heures de route, puis 1 heure de 4×4 sur des pistes sablonneuses. Autant vous dire que la région comporte peu d’habitants au mètre carré.

En milieu d’après-midi, on arrive enfin sur le site. Il fait chaud, très chaud… 39°C ce jour-ci, 42°C le lendemain… On suffoque! Heureusement, le soleil se couche tôt ici, et à 16h, la température commence déjà à descendre un peu. Sur place, il y a tout ce qu’il faut : un espace pour manger, des hamacs à l’ombre, une petite piscine, des terrains de foot et beach-volley, et surtout… de l’eau fraîche à volonté.

On rejoint la partie camping, un peu à l’écart, on est conquis : Des hamacs en extérieur pour passer la nuit au milieu de la vie animale nocturne pour certains, un dortoir dans une grande hutte surélevée pour les autres. Le tout au bord du Rio Abobral, une des nombreuses rivières du Pantanal.

En arrivant, on voit d’autres jeunes préparer des cannes à pêche. On s’approche par curiosité : Ils allaient pêcher le piranha ! On fait donc connaissance, et on observe l’activité. Très vite, des caïmans se rapprochent. Ils ont apparemment l’habitude que des touristes pêchent des piranhas, et leur rejettent après. Chasse sans effort. Au début, on est impressionné. Les caïmans sont à quelques mètres de nous seulement… Les pêcheurs du jour hésitent à s’approcher du bord. Puis une locale arrive, et montre l’exemple. Elle passe à 2 mètres d’un reptile pour rejoindre le bord de l’eau, la bête ne bouge pas d’un poil… Ok, apparemment, c’est safe…
Un premier piranha mord à l’hameçon ! Ils ne sont pas gros, mais ils sont voraces ! Zinho, notre guide, nous annonce qu’il les récupère pour les préparer, afin qu’on puisse les manger ce soir. Cooool 🙂

Mais que si on veut, on peut aussi les jeter aux caïmans. Curieux de voir ces grosses bestioles manger, je leur jette un piranha. CLAC ! Le bruit de la gueule du caïman se refermant sur le pauvre poisson est impressionnant ! On ressent la puissance de ses mâchoires dans ce bruit.
A la fin de l’activité, voyant la passivité des reptiles face à nous, on décide de s’installer sur une chaise basse, au milieu de 4 d’entre eux. Comme vous pouvez vous en douter, on n’était pas sereins… Mais la photo valait le coup !

On sympathise avec un couple de Belges, un couple d’Allemands, et un couple de Québécois. Le repas du soir est copieux, et on a droit à nos piranhas fraîchement pêchés. Bon… C’était plutôt un amuse-bouche, rien de bien conséquent à manger dessus finalement.

On finit la soirée et on part se coucher. Je décide de dormir dans un hamac, Claire préfère les lits du dortoir. On ferme les yeux, et on profite des bruits (parfois chiants, on ne va pas se mentir) des animaux nocturnes.

Jour 2

Notre première activité du jour commence à 7h ! On se lève donc à 6h pour un bon petit-dej, et c’est parti pour 2 heures de marche dans la savane. Il fait déjà chaud mine de rien… Heureusement, on parcourt de nombreuses parties ombragées, sous les palmiers. On verra peu d’animaux pendant cette marche malheureusement, mais on aura pu voir des traces de pattes de Jaguar, la fameuse bête que tout le monde veut apercevoir ici. En prime, des mini-traces accompagnaient les grandes : probablement une maman et son petit. Zinho nous précise que dans ces conditions, il ne vaut mieux pas qu’on les croise… La mère serait très agressive pour défendre son petit. On rentre sous un soleil de plomb, et on se pose dans un hamac pour se détendre, et on se rafraîchit dans la piscine.

Maman Jaguar & baby Jag

L’après-midi, on est parti en bateau sur le Rio Abobral, avec Steffi et Phillip, le couple d’Allemands rencontré la veille. On croise beaucoup plus d’animaux cette fois ! Des oiseaux magnifiques, des loutres, des caïmans (dont une famille avec de tous jeunes bébés!), une biche, des buffles… Mais on se rend aussi compte que le feu fait des ravages dans cette région. De nombreuses zones sont noires de cendres, et désertiques. Mais cela arrive tous les ans ici. Rien d’alarmant. Le climat est sec et brûlant, on ne peut pas éviter les feux.

Après le repas, on est allé faire un safari en Jeep pour voir les animaux nocturnes, et surtout… le fameux Jaguar.
Tout le monde sort sa meilleure MagLite et observe tout autour du véhicule. On rencontre des biches, une chouette, des caïmans (ou plutôt leurs yeux brillants à la surface de l’eau) et… C’est tout 😦
Du coup on va se coucher un peu déçus…

Jour 3

La seconde nuit a été plus mouvementée que la précédente… Un nouveau colocataire des hamacs avait un ronflement comme j’en avais rarement entendu… Impossible pour moi de dormir avec un tel vacarme. Je décide donc de rejoindre Claire dans le dortoir après 1h de râlage intérieur.
Plus tard dans la nuit, un gros vent s’est levé. Ca faisait à peu près autant de bruit que le mec qui ronflait… Décidément… En plus de ça, on avait étendu du linge tout propre sur une corde, pas sûr que ça tienne avec un tel vent. Je me suis donc levé à 3h du mat’ pour décrocher tout ça, et effectivement, la moitié était déjà par terre, dix mètres plus loin…

Réveil à 6h pour une activité à 7h : Un autre safari en Jeep, cette fois de jour. On observe plus d’animaux que la veille, dont un bon nombre de Toucans. A mi-parcours, on descend du 4×4 pour s’enfoncer dans un bois. On y observe quelques singes curieux dans les cimes.

Un Toucan qui nous prenait de haut

Une fois rentrés, on enchaîne directement sur une balade à cheval. Le temps est moins chaud que la veille, ça devrait être moins dur à supporter. On choisit nos chevaux, qu’on surnomme Diego et Rodrigo. Pas des foudres de guerre… Nous on voulait trotter dans les plaines, bah non… Ils sont restés au pas, rien à faire. Du coup, c’était trop lent pour moi, j’me suis ennuyé. Dommage.

Claire sur son bel étalon, Diego

L’activité finie, on retourne au camping pour remballer nos affaires, prendre un dernier repas, et on repart vers Campo Grande.

Notre avion pour São Luis est à 4h30 le lendemain, donc ce soir, on dort à l’aéroport. Malheureusement, l’aéroport est tout petit, et très peu confortable… J’arrive à dormir 2 ou 3 heures, mais pas Claire. On prend l’avion avec les yeux collés direction la prochaine étape : le Nordeste

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